| Résumé : |
Les personnes détenues doivent bénéficier de soins psychiques identiques à ceux prodigués aux personnes libres. Seule la privation d'une liberté fondamentale, celle d'aller et venir, devrait différencier les personnes captives de la population. Pour autant, sont-elles des patients comme les autres ? Les effets du contexte carcéral sur les fonctionnements psychiques, la confusion possible entre dangerosité criminologique et psychiatrique, les incitations au soin, la gestion des interfaces santé/justice, interrogent la pratique des professionnels sur les plans éthique, déontologique et technique. |