| Résumé : |
La psychiatrie est née du désaccouplement de la folie et de la fureur. Cette lésion morbide venait de la nuit des temps, singulièrement des tragédies grecques qui font partie de la culture des stoïciens Pinel et Esquirol. Ce dernier, dans l'univers mental postrévolutionnaire définira la fureur comme « colère du délire », fruit des passions véhémentes, objet du traitement moral et management par un établissement spécial, l'asile. Le binôme fou furieux reste sournoisement à disposition dans la conversation courante et peu à tout moment revenir sur le devant de la scène, notamment lorsque la terreur, les medias et les politiques s'en mêlent. |