| Résumé : |
A partir de sa position de psychanalyste, Jean-Pierre Lebrun interroge l'évolution de la médecine depuis qu'elle est devenue - pour le bonheur de tous - " scientifique ", depuis qu'elle est passée, selon Claude Bernard, d'un " art " de guérir " à une " science " de guérir. Et l'auteur d'ajouter : d'un art de guérir les " malades " à la science de guérir les " maladies ". Au cours de ces dernières années, le fossé entre une médecine de la maladie et une médecine du malade s'est incontestablement encore creusé, ce qui n'est peut-être pas sans conséquence sur l'inflation coûteuse de notre science de guérir : à force d'entendre dans le registre du besoin ce qui relève des champs de la demande et du désir, l'organisation de la santé ne peut que s'emballer [...] |