| Résumé : |
Le trouble de conversion constituerait-il un trouble à part ? Vécu comme une réalité par le patient, l'absence de signes « objectifs » à l'examen l'a longtemps fait considérer comme une « pathologie sans substrat ». Or, si la clinique de ce trouble est bien connue, sa compréhension précise reste sujette à interprétation et les mécanismes exacts qui le produisent sont encore mal compris. Ainsi, le fait de ne pas retrouver de lésion explicative dans le cerveau exclut-il la possibilité d'un dysfonctionnement au sein de ce même organe ? On qualifie bien souvent ce trouble de « maladie de l'imagination ou de la volonté », mais au final, on connaît peu de chose sur le fonctionnement cérébral du mouvement volontaire et des représentions mentales dans le trouble de conversion. |