| Résumé : |
Les cliniques de l'extrême déficit nous confrontent aux limites de l'humain et à l'étrangeté radicale de patients dont l'humanité est évaluée versus dévaluée en fonction de leurs capacités. Or, le manque radical de compétences, l'incompréhensibilité des tableaux cliniques renvoyés à l'opacité d'une pure organicité, l'incommunicabilité de leur monde, tout concoure à induire la révocation de leur humanité, au risque qu'une maltraitance plus ou moins larvée infiltre les soins quand ils sont donnés à des corps plutôt qu'à des personnes. |