| Résumé : |
Dans Aurélia, sa dernière ?uvre, Gérard de Nerval relate l'aventure tragique de son esprit dans laquelle les frontières du rêve et de la vie se sont abolies. À la croisée de l'histoire individuelle et de l'histoire collective, ce récit à la fois poétique et délirant tente de recomposer un « discours de l'origine » qui viendrait s'opposer au double effondrement résultant de l'abandon parental et de l'anomie sociale. Nous saisissons dans cet article le motif de la faute qui s'étend entre culpabilité individuelle et collective pour problématiser la double valence, psychique et sociale, du lien, porté par la figure du Père, et de ses ruptures. |