| Résumé : |
L'auteur examine une tendance dominante en psychologie sociale à interpréter les relations femmes/hommes en termes de domination masculine. Nous nous attachons à relever les problèmes et limites que soulève ce type d'approche au travers d'une analyse critique des postulats et résultats des théories psychosociales de la domination. On souligne les décalages entre les attendus de ces théories et les données sociologiques et psychologiques. Pour conclure, nous avançons que cette orientation permet mal de saisir les évolutions sociétales récentes des relations entre femmes et hommes, et nous proposons des approches alternatives, interactionnistes, plus attentives aux dynamiques d'autonomie des acteurs sociaux. |