| Résumé : |
Le lien entre pratiques et représentations sociales est désormais bien connu. Or, si de nombreux travaux se sont intéressés à la représentation sociale de la maladie mentale, et ce au sein de diverses populations, très peu d'études portent sur la représentation sociale de la maladie au sens large, et aucune ne compare les représentations sociales qu'en ont les professionnels de la santé (PS) et les non professionnels de la santé (NPS). C'est sur ce point que se centre notre recherche. Le groupe des PS est composé de trois sous-groupes : « médecins », « infirmiers » et « pharmaciens » et celui des NPS de deux sous-groupes : les personnes soumises à un « traitement médical de longue durée » et les personnes « sans traitement ». Deux cent soixante-dix participants (135 PS et 135 NPS) ont répondu à une question d'évocation dont les données, selon la théorie dite du « noyau central », ont fait l'objet d'une analyse prototypique et catégorielle Les résultats montrent qu'il existe une représentation sociale de la maladie partagée par les deux groupes, renvoyant essentiellement à la souffrance et à la douleur, mais des registres spécifiques sont aussi mis à jour au niveau périphérique pour chaque groupe. |