| Résumé : |
À partir de quatre témoignages, l'auteure montre que la chute du mur de Berlin fut traumatique pour le peuple allemand car elle le confronta à une crise existentielle difficile au vu de son passé nazi dont l'empreinte rythme et influence l'arrière-plan de la vie politique, culturelle et sociale. La mémoire est retrouvée mais rien ne peut plus être refoulé, dénié, rejeté de l'autre côté du mur gardien de la censure et du clivage, dans l'histoire collective, comme dans les histoires individuelles. L'issue individuelle est la décompensation ou l'élaboration. L'issue collective nécessite de créer un lien social de masse qui s'appuie d'abord sur la culpabilité plus accessible que la honte, puis sur un lien de masse plus insolite, le football, qui participe au passage de la culpabilité à la honte, et au travail de civilisation selon une voie régrédiente. |