| Résumé : |
L'auteur cherche à montrer que l'accueil de la folie, conçue comme mort psychique, réclame un élargissement du cadre que configure, ailleurs en médecine, l'engagement du soignant en faveur de la vie.Une analyse approfondie des thèses du psychiatre français, Georges Lantéri-Laura, est présentée notamment dans son Essai sur la discordance dans la psychiatrie contemporaine (avec Martine Gros, 1992). Il se réfère au psychiatre français du dix-neuvième siècle, Philippe Chaslin qui a défendu l'idée selon laquelle, en psychiatrie, les frontières entre santé et maladie, comme entre vie et mort psychique, doivent être étudiées dans une perspective plus large, donnant une place centrale au vécu subjectif du sujet porteur de symptômes. L'auteur de l'article développe les distinctions apportées par Jacques Lacan à propos des étapes, décrites par Sophocle, du chemin d'Antigone vers la mort, en distinguant première mort, seconde mort et l'espace qui les sépare, l'entre-deux-morts. |