| Résumé : |
Les réflexions sur la pathogénie dans le champ du vieillissement sont souvent cantonnées à la seule question biologique. Or la psychanalyse se révèle particulièrement à même de problématiser la question de l'intrication des causalités en ce qu'elle met l'accent sur la causalité psychique qui intègre une temporalité interne autrement plus compliquée que le seul fait du temps qui passe. Par exemple, sans oblitérer la question du corps et du socius, le paradigme de la névrose de transfert (hystérie, névrose obsessionnelle, phobie), pourtant écarté des classifications psychiatriques contemporaines et de certaines théorisations psychanalytiques récentes, se révèle particulièrement heuristique pour appréhender en lien avec les questions plus bruyantes du narcissisme et de la dépression, les fragilités et les ressources psychiques des femmes et des hommes qui vieillissent et qui, partant, tôt ou tard, vont mourir. |