| Résumé : |
Plus qu'un acte philosophique, posé face à l'absurdité existentielle, ou qu'un acte rationnel, venant mettre un terme à une situation vitale désespérée, le comportement suicidaire pourrait aussi, avec un éclairage neurocognitif, venir témoigner de la faillite de certains mécanismes cognitifs de résolution de problèmes et d'un déficit des fonctions exécutives concomitants d'un vieillissement cérébral pathologique. Sans « biologiser » ou « cortex-tualiser » la problématique du suicide du sujet âgé, la dimension cognitive éclaire et complexifie la compréhension de la genèse d'un acte situé aux confins du libre arbitre ou d'une psychopathologie singulière. |