| Résumé : |
Accéder à l'emploi et pouvoir s'y maintenir sont non seulement des critères de rétablissement de la schizophrénie mais en constituent aussi un des moyens privilégiés. En dépit du manque de données quantifiées en France concernant l'emploi des personnes vivant avec une schizophrénie, et en particulier les résultats des pratiques visant à réinsérer ces personnes, il est largement reconnu que ce taux d'accès à l'emploi reste faible, certainement inférieur à 20 %, et encore s'agit-il souvent d'insertion en milieu de travail protégé. Les données de recherche internationales dans ce domaine font pourtant apparaître qu'il est possible d'obtenir de bien meilleurs taux d'intégration professionnelle, avec des soutiens appropriés qui tendent à se développer à l'étranger. Les recherches portent aussi sur les facteurs prédictifs du retour à l'emploi. Les facteurs individuels, liés au patient, en particulier à son état clinique et à ses capacités cognitives, doivent être pris en compte et optimisés, notamment par l'association d'un traitement pharmacologique ajusté et d'interventions psychosociales telle que la remédiation cognitive adaptée aux besoins de la personne. |