| Résumé : |
Classiquement, dans les sociétés occidentales, lorsqu'un jeune adopté présente une souffrance psychopathologique, celle-ci est mise en relation avec l'abandon initial et les conséquences de celle-ci. Le risque est de stigmatiser l'adoption et de réduire les difficultés de l'adolescent à celle-ci. Au moment de l'arrivée de l'enfant adopté dans la famille, une rencontre doit s'opérer nécessitant un véritable processus d'adoption réciproque où l'histoire de la famille adoptive mais aussi les représentations d'attachement intériorisées des parents adoptifs joueraient un rôle tout aussi essentiel dans le devenir de l'adolescent adopté. En effet, les difficultés des parents à inscrire leur enfant dans leur filiation sont souvent l'écho des blessures de filiation propre à la question qui a été à l'origine de l'adoption. |