| Résumé : |
Dans un article de 1923, Freud attire l'attention sur le cas curieux de certains patients qui refusent, consciemment ou non, d'améliorer leurs symptômes et qui préfèrent conserver leurs symptômes et leur souffrance plutôt que s'en débarrasser. Il a donné à ce processus le nom de « réaction thérapeutique négative », qu'il différencie nettement des résistances qui sont analysées au cours du processus analytique et de ce fait concourent à la guérison. Il a cherché à déceler les causes de cette attitude paradoxale, qui va à l'encontre de tous les buts de la psychanalyse. Cet exposé se propose de rappeler les causes de ce curieux processus en montrant qu'elles débordent largement la psychanalyse pour se retrouver dans des domaines aussi différents que la médecine générale, la psychiatrie et même la littérature. On en trouve, en effet, un exemple saisissant dans le roman de Dostoïevski, Crime et châtiment. |