| Résumé : |
Les racines philosophiques, sociologiques et psychiques du fanatisme sont indissociables de ses mécanismes psychopathologiques collectifs et individuels. L'existence d'une « idée fixe » caractérise la personnalité fanatique et la personnalité paranoïaque, mais les fanatiques ne se mettent pas en avant comme les paranoïaques ; ils subordonnent de façon désintéressée toutes leurs activités à des idées d'ordre général. Les paranoïaques sont au sommet dans les organisations de type sectaire. Mégalomaniaques, intransigeants, rigides et rancuniers, ils luttent au nom du bien contre l'ennemi extérieur. La sémiologie fanatique coïncide, sur plus d'un point, avec celle de la passion amoureuse exclusive et idolâtrée. L'intensité de l'investissement affectif du sentiment amoureux avec son caractère exclusif évoque l'idée fixe, inaccessible à la moindre critique et à toute remise en cause. |