| Résumé : |
En 1996, le code de déontologie en France a été complètement refondé. Le principe du « respect de la personne dans sa dimension psychique » a été posé comme essentiel et placé en épigraphe du code. Si la formulation de ce principe a fait florès, elle demeure néanmoins bien abstraite voire ayant valeur d'une simple proclamation gratuite. Quels sens concrets, quelles implications en découlent pour l'exercice des psychologues ? Après un bref rappel historique des raisons qui ont conduit à cette formulation, il sera évoqué le fait qu'elle fut une sorte d'anticipation juridique (« ce respect [...] est un droit inaliénable »). Comment peut s'appliquer concrètement ce principe qui donne, de surcroît, comme mission fondamentale aux psychologues de le faire respecter aux niveaux institutionnel, social ? Appliquer cet impératif réclame un devoir d'élaboration, un vaste chantier qui reste à ouvrir, chantier qui ne peut que rassembler les différents champs et modalités d'exercice. |