| Résumé : |
Caractérisant ces jeunes abandonniques, B. Gibello (1995), évoquait la singularité de leur « pensée décontenancée ». Effectivement nous analysons combien à l'arrivée en internat, les sujets abandonniques sont soit vides, soit trop pleins, et nous devons tenir compte de ces aspects d'une pensée enfantine ou adolescente qui se situe à d'autres moments dans le sentiment d'un « trop plein » qui lui donne de « l'avidité ». C'est en créant de l'échange interindividuel, par la communication et la validation de son vécu que l'enfant abandonnique s'engage sur ce travail d'élaboration psychique. Dès les premiers abords du travail clinique et de l'échange psycho-pédagogique, dans la pluridisciplinarité du travail en équipe, les enfants renvoient aux adultes leur crainte de l'abandon. La singularité des cas guide le sens du travail clinique et psycho-pédagogique. |