| Résumé : |
Le sujet autiste investit le langage - quand il l'acquiert - de manière particulière, dans une communication factuelle et monocorde qui traduit une désorganisation des limites corporelles et une difficulté de psychisation. Ayant pu faire l'expérience clinique de l'avènement d'un langage de l'affect chez le sujet autiste, les auteurs proposent une articulation entre symbolisation et langage dans l'autisme à partir de l'inscription des stéréotypies sonores dans une rythmicité capable d'organiser les échanges sensoriels avec l'environnement. Dans le contexte transférentiel, cette inscription semble, en effet, donner accès à une intégration de la fonction sensorielle, sonore et musicale du discours dans l'appropriation du langage. L'article illustre cette possibilité d'appropriation musicalisée des rythmes des échanges d'affects et de sensations corporelles dans l'accompagnement d'un garçon de six ans pour lequel un diagnostic de trouble envahissant du développement avait été posé. |