| Résumé : |
Le recours aux médiations dans les soins psychiques proposés aux enfants, d'abord considéré comme un moyen de suppléer ou soutenir une expression verbale trop balbutiante pour répondre aux exigences de la talking cure, tend à s'imposer comme une alternative dont on découvre des effets psychothérapiques inattendus, voire inespérés. Des pratiques diverses se sont ainsi multipliées, souvent sur des bases empiriques, à l'initiative de soignants s'appuyant sur une compétence, un goût, une passion mis au service de leurs jeunes patients. Force est alors de reconnaître qu'une certaine « alchimie » s'opère autour du « matériau » utilisé et que la créativité ainsi partagée facilite une rencontre intersubjective, voire une relance des processus de pensée. Le constat a posteriori d'un relâchement des symptômes, d'un mieux-être, ou d'une ouverture relationnelle encourage naturellement les équipes soignantes à innover, à oser mettre en place des ateliers suffisamment diversifiés pour répondre aux aspirations latentes des enfants et mieux s'ajuster à leurs contraintes de fonctionnement. |