| Résumé : |
Dans la situation analytique avec le patient aux prises avec des vécus psychotiques, l'analyste est soumis à des mouvements internes transférentiels où, par identification projective, la désubjectivation prédomine. L'analyste est alors convoqué à être l'objet - en - soi, à voir sa parole saisie comme un savoir préétabli et immuable, qui aliène le sujet et détruit l'objet. Dès lors comment survivre ? Si le travail analytique passe alors préférentiellement par une alphabétisation, au sens de Bion, de la matière brute du vécu psychotique, le transfert étant lui aussi pris dans cette matière, si ce travail de représentation et de psychisation passe par une mise à disposition de son appareil psychique, l'analyste devra-t-il consentir à la folie ? |