| Résumé : |
Les auteurs s'interrogent sur le caractère paradoxal de la consolation pour des patients psychotiques qui sont en perte d'autonomie, dans le déni de leurs difficultés, et qui exigent souvent de « fausses consolations ». À partir du soin institutionnel d'une patiente psychotique, ils montrent l'intérêt de mobiliser sa « vraie » souffrance et ses capacités, et l'importance du cadre de soin et des « actions parlantes » pour contenir et donner sens à ses agirs et à ses passages à l'acte. Elle peut ainsi amorcer l'entrée dans le processus de deuil originaire tel qu'il a été défini par Racamier. Ainsi s'ouvre le chemin vers son autonomie et sa créativité personnelle, source de consolation possible. |