| Résumé : |
A partir d'un groupe de parole de mères toxicomanes sous substitution, au sein d'une structure hospitalière, nous tenterons, dans une analyse de la trajectoire des femmes toxicomanes, de la consommation à la substitution en passant par la maternité, d'aborder la narrativité de soi comme une tentative d'occuper à nouveau corps sexué et, par-delà, opérer un changement identitaire. Ainsi, la mise en scène du féminin dans sa relation aux autres permet à ces femmes toxicomanes de s'extraire de l'immuable de la biologie, pour intégrer une place affiliative en tant que figure parentale. Dorénavant, c'est au travers de la relation à l'autre qu'elles se requalifient en qualité de personne par rapport à la relation à l'autre sexe, dans un souci de construction sociale. |