| Résumé : |
Les auteurs, constatant que les origines précises de la notion de pseudodémence n'ont jamais été clairement décrites, ont exploré le sens donné à ce terme dans la psychiatrie germanophone fin xixe et début xxe. Ils remarquent qu'elle est indépendante de la notion de démence sénile à cette époque et est clairement corrélée à trois phénomènes cliniques : les traumatismes dont la nature et les manifestations cliniques propres faisaient l'objet de discussions déjà intenses, les psychoses carcérales, et ce qu'on commençait à nommer « névrose de rente » (Rentenneurose). Le terme de Pseudodemenz n'apparaît pas dans les écrits de Wernicke, mais il est possible qu'il l'ait utilisé dans son enseignement oral. Les premiers débats se répartissent entre trois positions : celle de Ganser et son syndrome, celle de Wernicke (à qui on attribue la création de la notion de pseudodémence) et celle de Nissl. |