| Résumé : |
Les Antilles sont des terres de migrations, plus ou moins choisies, plus ou moins subies. Au fil des arrivées des peuples et des cultures, y ont aussi débarqué thérapeutes et théories. Leurs représentations se sont ainsi succédé, empilées. Depuis les Taïnos dialoguant avec les zémis grâce aux effets de la Cohoba, aux statistiques de la maison coloniale de santé de Saint-Pierre ou la drapétomanie du docteur Cartwright, avant les années 1960 et les bouffées délirantes guadeloupéennes, les modèles furent nombreux. Rappeler cette histoire est l'occasion de s'interroger sur le poids des représentations y compris chez les scientifiques, dont les « connaissances » sont aussi culturelles, voire idéologiques. À toutes les époques, le social conditionne le sanitaire. |