| Résumé : |
La migration invite le psychologue à penser les relations profondes entre exil et identité. Ainsi, le fait que certains sujets disent avoir l'impression de « ne plus savoir qui ils sont » ou que d'autres manifestent un effondrement psychique au moment de l'accord de l'asile, nous conduit à faire l'hypothèse qu'au c?ur de l'exil se trouve la question de l'oubli qui s'articule à un fantasme inconscient de trahison. Dès lors, la clinique de la migration, loin de se limiter à la question de l'interculturel ou du deuil, conduira à penser l'exil comme une expérience psychique profonde liée à la question de l'identité dans sa dimension singulière. |