| Résumé : |
Dans le cadre d'un groupe de réflexion de l'espace éthique Rhône Alpes, nous nous sommes interrogés sur la vulnérabilité de la personne malade. Si tous les patients peuvent être considérés comme vulnérables, certains d'entre eux présentent une vulnérabilité que le droit nomme « renforcée ». Le majeur en état d'exprimer sa volonté bénéficie de la protection classique. Celui qui ne peut plus s'exprimer est susceptible de bénéficier de deux protections : droit commun et droit de la santé. Si la vulnérabilité peut être appréciée au regard de la protection à laquelle elle invite, elle est aussi une représentation sociale « excluante ». L'être vulnérable, tel le patient atteint d'une maladie d'Alzheimer, peut être assimilé à l'incompétence et l'inutilité. |