| Résumé : |
IntroductionLes pratiques de marquage corporel sont aujourd'hui un phénomène courant dans toutes les strates de la société et à tous les âges. Les motivations sont généralement associées à une démarche esthétique, une quête identitaire ou un intérêt pour les arts corporels. Ces références sont cependant insuffisantes pour comprendre, dans le champ de la psychopathologie, la « face cachée » de ces pratiques de corps. En effet, nombre de jeunes sont dans une recherche compulsive d'expériences de douleur faiblement fantasmées. Quand l'image joue aussi un rôle essentiel dans les processus contemporains de subjectivation comme pour permettre une inscription dans le lien social.MéthodeCet article rend compte des premiers résultats d'une recherche internationale sur les tatouages et scarifications dans la modernité. Il offre une nouvelle appréhension des fonctions singulières que la marque corporelle peut remplir dans l'économie psychique chez une population d'adolescents et de jeunes adultes participant à des conventions d'arts corporels ou rencontrés dans des centres de soins. Dans une orientation psychodynamique, a été étudié l'impact de ces modes de pratiques de corps sur la subjectivité en référence aux différentes structures de personnalité (notamment la symptomatologie limite du sujet). Dans un contexte où la passation de tests n'était pas possible, nous avons choisi d'étudier la « position subjective » (en relation avec le corps, en rapport avec le roman familial, la sexualité, la loi et enfin la société de consommation). Trois modes de recueil de données ont été choisis pour correspondre à des objectifs spécifiques : questionnaire (quantitatif), entretien semi-directif de recherche (qualitatif), recherche extensive à partir du questionnaire en ligne (français, espagnol, portugais) et de blogs sur Internet.RésultatsCombinant une importante revue de littérature et trois présentations de cas, l'article m |