| Résumé : |
Le texte de 1838, « loi de philanthropie et de police générale », est la résultante de compromis entre philosophie « doctrinaire » de la monarchie de Juillet (Royer-Collard), gestion politique des questions de société et contraintes de la sécurité publique. La loi sur les aliénés repose sur la prééminence de l'isolement par rapport à l'interdiction judiciaire (Esquirol, Falret), sur des préoccupations de centralisation administrative (rôle de l'inspecteur général Ferrus) et de gestion financière, sur le souci de prévenir les séquestrations arbitraires, sur une première reconnaissance du rôle des médecins d'asiles et sur une certaine méfiance envers les établissements privés, surtout religieux. |