| Résumé : |
La reprise pour la énième fois du débat sur la "fin de vie" se développe comme toujours dans la confusion des mots remplacés par des euphémismes. On veut légiférer, mais sur des stéréotypes. Non, on ne meurt plus dans la souffrance physique et de moins en moins dans l'acharnement thérapeutique si on est vieux. On meurt encore trop souvent dans la solitude, l'abandon des soins, le rejet de cette personne à qu'on ne peut pas guérir et qui vient culpabiliser soignants et proches de cet échec ressenti. Chaque fin de vie reste un drame individuel, mais restera toujours l'avenir de chacun. La mort a tellement été tue, cachée, exclue de tous regards, qu'on ne veut plus la voir. On élimine cet indécent "mourir" faute de pouvoir éliminer la mort, ce scandale qu'on ne saurait voir. Certains veulent nous persuader qu'il serait indigne de mourir et qu'il est donc nécessaire de légiférer pour en finir avec la fin de vie, ce moment indigne et coûteux. |