| Résumé : |
Le développement au début des années 1990 d'une offre de logement social d'insertion s'est accompagné d'une logique de sélection des publics. Les pratiques de diagnostic sont devenues incontournables dans le secteur de l'habitat pour les plus démunis, en permettant l'affectation des places d'hébergement, la priorisation des demandeurs et l'attribution de logements. Cette logique n'est pas nouvelle. Dans l'histoire de la pauvreté, un tri s'opère parmi les populations pour déterminer des aides à allouer. Les institutions et les dispositifs n'ont de cesse de séparer les publics bénéficiaires, les valides des invalides, les adaptés des inadaptés, les personnes de " bonne " ou de " mauvaise " foi (GEREMECK, 1978) |