| Résumé : |
Notre présent est envahi par la crise mais sa généralisation et son usage comme singuliercollectif (La crise) ont vidé la notion de son sens originel. Au départ associée à une situation extrême (voire paroxystique) qui appelle une sortie de crise, la " crise " désigne aujourd'hui un état permanent, marqué du sceau de l'indécision, et dont nous ne voyons pas l'issue. Un tel renversement témoigne d'une mutation significative de notre rapport au temps. Car nous ne sommes plus aujourd'hui dans cette modernité triomphante habitée par la croyance au progrès. |