| Résumé : |
La sensibilité hospitalière proscrit d'une certaine manière le sensible. La professionnalité requise des soignants appelle une image de dextérité et de maîtrise, reconaissable sur un visage que l'on veut infaillible et impassible. En ce sens,on se demandera dans quelle mesure la clinique peut avoir une valeur sensible ? Faut-il en effet rejeter ou accepter d'être traversé par des sensations ou des émotions ? Quel apport du sensible face à la technicité et de la précision de l'imagerie médicale ? La dimension haptique du soin envisage la réciprocité du toucher et prend en compte les déterminants tacites de la relation : ce qui entoure, où et comment s'inscrit le regard clinique. |