| Résumé : |
On estime que surviennent annuellement en France 20 000 cancers imputables à des expositions professionnelles, qu'environ 25 % des hommes retraités ont été exposés à l'amiante au cours de leur vie professionnelle, et 8 % aux poussières de bois. Il existe depuis 1995 un dispositif de surveillance médicale post-professionnelle pour les personnes inactives, demandeuses d'emploi ou (pré-)retraitées qui au cours de leur activité salariée ont été exposées à certaines nuisances pneumoconiogènes et/ou à des agents cancérogènes d'origine professionnelle. Ce dispositif est largement méconnu et sous-utilisé. Les obstacles à cette surveillance sont multiples et complexes. Le principal est le manque d'information des différents acteurs impliqués (salarié, ex-salarié, médecins, employeurs), mais les perspectives sont optimistes. |