| Résumé : |
Une agression sexuelle est une expérience traumatique profondément déshumanisante. L'examen médical d'une personne victime de violences sexuelles est, lui aussi, potentiellement traumatisant pour la personne examinée, il nécessite donc une attention particulière du médecin. La dimension technique de préservation des preuves, du constat médical et de l'instauration de traitements éventuels ne doit pas se substituer à l'humanité et à la qualité de l'accueil des soignants intervenants. Dans toutes les situations de violence, l'absence de lésions traumatiques visibles au moment d'un examen médical ne signifie pas qu'il n'y a pas eu de coups ; l'absence de coups ne signifie pas qu'il n'y a pas eu viol, c'est même une situation fréquente. Dans le certificat médical rédigé à la suite de l'examen, la description de la situation de violence est celle faite par la victime et doit apparaître comme telle, séparée du reste du certificat. Un certificat médical peut être conclu par une interprétation des éléments descriptifs. Le médecin, qui n'est pas enquêteur, ne doit pas se prononcer sur la réalité des faits de violence. |