| Résumé : |
Si d'évidence, la clinique du viol concerne le lieu anatomique de la sexualité, elle symptomatise, sans avoir une qualité de symptôme, l'échec du sexuel. Le sexe est un moyen privilégié de l'emprise individuelle et collective. Le crime sexuel est une traversée de dépersonnalisation, d'agonies primitives, de décompensations psychosomatiques et de phobies paranoïdes. Son véritable enjeu est la soumission identitaire. A partir du paradigme de l'emprise, l'auteur argumente l'hypothèse que le viol n'est pas sexuel mais une expérience psychotique où l'identité de la personne violée est directement menacée. |