| Résumé : |
La psychiatrie, comme les autres secteurs de l'hôpital, est envahie par des logiques budgétaires et de rentabilité. Or, le soin psychique ne peut s'accomoder de telles exigences puisqu'il nécessite avant tout des éléments peu quantifiables : passer du temps avec les malades, favoriser la rencontre authentique, porter une attention particulière à sa propre subjectivité et à son influence sur la relation. Les infirmiers eux-mêmes, parfois insuffisamment formés et soutenus, redoutent la relation avec les patients et se réfugient alors derrière le rempart des activités administratives ou celui des outils. L'auteur les incite au contraire à assumer leur fonction psychothérapique et à participer à établir dans l'institution une ambiance qui soutienne la rencontre. |