| Résumé : |
Le syndrome de la Guerre du Golfe (S2G) semblait être un nouveau trouble qui associait une kyrielle de symptômes fonctionnels intégrant les systèmes locomoteurs, digestifs, tégumentaires et neurosensoriels. Mais malgré des investigations scientifiques très poussées, vingt ans après la fin de la guerre, aucun marqueur de souffrance physique objectif n'est retenu pour rendre compte des troubles présentés qui seront finalement attribués au stress. Les facteurs de stress ne manquaient pas pour les troupes déployées : alertes répétées d'attaques chimiques, hostilité du milieu avec ses vents de sable et ses animaux venimeux, conditions climatiques rendant difficiles de longues heures de soutien et d'observation statique, ramassage des corps et incertitude sur la durée du conflit. La tenue militaire de protection antinucléaire-bactériologique-chimique permettait un confinement certes protecteur grâce protecteur grâce à la fermeture au monde hostile duquel viendrait la menace, mais dans le même temps, cet isolement majore la peur d'un risque hypothétique alors que les perceptions internes sont majorées et peuvent ouvrir la voie à des somatisations. |