| Résumé : |
Lorsque de Ajuriaguerra et Soubiran (1959) définissent les troubles psychomoteurs comme " oscillant entre le neurologique et le psychiatrique ", ils fournissent tout à la fois un cadre général de réflexion et une mise en garde contre une attitude réductionniste qui guette cette symptomatologie exigeante pour le clinicien. Les troubles psychomoteurs chez l'enfant s'organisent en effet à partir de composantes sémiologiques de natures diverses : perceptive, cognitive, motrice, affective et relationnelle. Le trépied symptomatologique, comme l'appelle Corraze (1999, 2010), précise les caractères constitutifs de ces troubles : 1) ce sont des troubles perceptivo-moteurs qui affectent les différentes fonctions d'exploration, d'action et de communication ainsi que les intégrations émotionnelles ; 2) ils se manifestent par des signes neurologiques doux qui signent l'existence d'un dysfonctionnemnet cérébral a minima ; 3) ils sont associés à un complexe psychopathologique. |