| Résumé : |
Ces dernières décennies ont vu l'émergence de très nombreuses études d'imagerie cérébrale du trouble schizophrénique. Malgré leurs apports scientifiques incontestables, ces études restent pour la plupart d'interprétation complexe du fait de nombreux facteurs confondants (chronicité d'évolution, prise d'un traitement antipsychotique, etc.). Postulant l'existence d'un continuum entre perturbations cognitives modérées et symptômes psychotiques francs, l'exploration des mécanismes neurobiologiques sous-jacents à l'entrée dans la psychose a été rendue possible par l'étude de populations de sujets à haut risque ou présentant un premier épisode. Les méta-analyses d'études d'imagerie du premier épisode psychotique (PEP) ont ainsi récemment montré l'implication anatomo-fonctionnelle de l'insula, du cortex temporal supérieur et du gyrus frontal médian, notamment du cortex cingulaire antérieur, de manière bilatérale. |