| Résumé : |
Dans les représentations collectives, l'aveu reste « la reine des preuves ». Issu du régime « légal » de preuve, institué en France à partir du xiiie siècle dans le cadre du système inquisitorial, il met de la rationalité dans la recherche de la vérité et remplace le système antérieur de preuve fondé sur le « jugement de Dieu ». Mais, aujourd'hui, la preuve par l'aveu est complexe et relative. En France, la loi reconnaît et protège le droit de ne pas avouer pour se défendre d'une accusation. À ce titre, elle reconnaît le droit de se taire, de ne pas dire la vérité et même de mentir. Dominé par le principe de liberté de la preuve, la procédure pénale limite la valeur de l'aveu, considéré comme une preuve parmi d'autres, non seulement en reconnaissant le droit de ne pas s'auto-incriminer mais encore en affirmant que le juge n'est jamais tenu par l'aveu. |