| Résumé : |
Après avoir constaté la disparition progressive des enseignements de psychologie sur le groupe, dans sa dimension clinique et psychanalytique, à l'université, les auteurs s'interrogent sur les raisons de ce désinvestissement en le mettant en rapport avec le contexte social et culturel. En contrepoint, elles examinent la richesse formative d'une expérience de cours universitaire, prenant appui sur le travail en groupe et référencée aux théories groupales psychanalytiques. Elles montrent comment la nécessité de travailler ensemble, sans se connaître préalablement, correspond, d'une part, à l'expérience commune et obligée de chaque citoyen, mais que, d'autre part, l'apport de la culture psychanalytique de groupe donne les outils nécessaires aux étudiants pour visualiser les mécanismes de défense, les résistances, les modes de structuration psychique et les attentes narcissiques présentes dans toutes les formes de groupement. |