| Résumé : |
La notion d'identification à l'agresseur paraît s'imposer avec une grande évidence dans la clinique des violences sexuelles agies par des sujets qui, enfants ou jeunes adultes, ont subi ces violences. Cet article veut engager une réflexion sur l'usage de cette notion dans une telle population, en soulignant sa complexité. D'apparence homogène, cette notion s'est en effet développée sur le plan théorique dans deux directions relativement différentes dans la psychanalyse post-freudienne : Sandor Ferenczi décrit, le premier, une réaction primaire quasi-organique de survie, qui atomise le moi jusqu'à le faire disparaître de la personnalité, tandis que, pour Anna Freud, ce processus, beaucoup moins archaïque, apparaîtra comme le mécanisme de défense d'un moi déjà constitué, prélude à l'évolution du surmoi. |