| Résumé : |
En institution, les équipes ont des difficultés à faire face aux violentes manifestations de rage des patients. L'analyse de la rage dans sa dimension intersubjective apporte un modèle de compréhension à leur travail de contenance. La rage répond à une tentative de différentiation du sujet, selon le processus de destruction de l'objet primaire : 1) La rage a été définie théoriquement comme une réaction impulsive face à une blessure narcissique par Kohut. Avec le modèle de la « destruction de l'objet », dégagé par Roussillon dans le travail de Winnicott sur « l'utilisation de l'objet », l'appel à l'autre devient constitutif de son mouvement même ; 2) Quatre vignettes cliniques mettent à l'épreuve cette hypothèse. Elles sont issues d'interventions cliniques lors de l'analyse des pratiques ou de supervision d'équipe (psychiatrie, foyer d'adultes handicapés, maison d'enfant) ; 3) L'analyse plus précise montre que la rage a une dynamique liée aux enveloppes psychiques |