| Résumé : |
Les réactions cutanées induites par les médicaments sont fréquentes. Ces toxidermies surviennent chez 1 à 3 % des utilisateurs de nombreux médicaments d'usage courant. Les réactions cutanées induites par les médicaments sont fréquentes. Pour les psychotropes, l'incidence varie grandement mais serait sensiblement équivalente. Les toxidermies sont séparées en deux groupes en fonction de leur gravité. Les toxidermies bénignes sont les plus fréquentes, les graves sont plus rares mais leur létalité oscille entre 10 et 50 %. À ce titre, il apparaît fondamental pour tout clinicien de connaître les symptômes qui pourront l'orienter. Les signes de gravité systématiquement recherchés sont la baisse du sentiment de bien-être avec une hyperthermie et des lésions dermatologiques importantes : diffusion de l'érythème, infiltration des lésions, douleurs cutanées ou des muqueuses intenses, érosion des muqueuses, apparition d'un signe de Nikolsky, purpura ou nécrose. Tous les psychotropes peuvent entraîner une toxidermie. Les atteintes les plus bénignes sont les rashs érythémateux. |