| Résumé : |
Dans le Phèdre, un dialogue écrit autour de 418 avant notre ère, Platon, rapportant les paroles de Socrate, défend l'idée d'une folie utile et bienfaisante. Il en distingue quatre catégories. La première concerne la folie divinatoire. La Pythie de Delphes peut dévoiler l'avenir parce qu'elle se met dans un état modifié de conscience qui lui permet d'avoir accès à des vérités inaccessibles par la seule raison. Cette sorte de folie est placée sous la protection d'Apollon. La deuxième folie bénéfique est dite en grec « télestique ». C'est celle du guérisseur inspiré, nous dirions aujourd'hui du chaman, qui guérit la culpabilité morale lorsqu'un crime est transmis de génération en génération, comme c'est le cas dans la famille des Atrides, et exige la vengeance des descendants. |