| Résumé : |
L'étude du langage a connu récemment une révolution, mais une révolution souterraine et presque invisible. Il fut un temps, celui des années 1960, où la linguistique avait été une science pilote au sein des sciences humaines : on pensait alors en décryptant le langage trouver les clés de la pensée et même des structures sociales. Puis la discipline a perdu son aura et a été absorbée dans les sciences du langage, qui elles-mêmes ont été vampirisées par les sciences cognitives. La linguistique semblait ne plus être qu'un sous-continent, technique et obscur, des sciences de l'homme. Mais voilà que depuis quelque temps renaissent des théories et des champs de recherches qui renouvellent en profondeur le domaine. |