| Résumé : |
La psychiatrie est formellement exercée en milieu pénitentiaire depuis les aliénistes, dont la préoccupation pour les malades mentaux détenus fonde des dispositions actuelles du Code pénal et de l'organisation des soins. Dans la deuxième partie du xxe siècle, l'implication et l'amplification de l'action soignante ont entraîné l'attribution de la prise en charge de la santé psychique des personnes détenues, puis l'ensemble des soins somatiques dans toutes les prisons françaises au ministère de la Santé. Actuellement, les personnes détenues constituent un véritable territoire de santé. Plusieurs enquêtes successives montrent l'importance de la fragilité sociale, somatique et psychiatrique de cette population. Les conduites addictives et les problématiques suicidaires sont surreprésentées. De ce fait, les évolutions législatives ont visé à améliorer l'offre et les dispositifs de soins, en particulier au plan psychiatrique, en créant notamment les unités hospitalières spécialement aménagées. |