| Résumé : |
Dans la suite des travaux sur les vulnérabilités schizophrénique et bipolaire, la recherche sur les endophénotypes connaît actuellement un développement considérable. Deux définitions principales peuvent être distinguées pour décrire des marqueurs de vulnérabilité précoces et stables. Premièrement, une définition au sens strict d'un endophénotype renvoie à une mesure quantifiable, principalement paraclinique (par exemple, des données biologiques, électrophysiologiques ou d'imagerie fonctionnelle). Une seconde définition, plus large, de marqueurs de vulnérabilité peut aussi renvoyer à des données purement cliniques. Dans cette revue, nous proposons de considérer tout d'abord deux types de marqueurs neuro-développementaux : les signes neurologiques mineurs et les anomalies morphologiques mineures. Malgré une stabilité et une héritabilité robustes, leur manque de spécificité clinique et une grande variété de signes observables pourraient expliquer leur utilisation encore limitée en pratique clinique quotidienne. Enfin, dans une approche plus psychopathologique, l'expérience subjective des manifestations cliniques rapportée par les patients permet elle-aussi de mieux saisir les conditions de vulnérabilité des troubles du spectre schizophrénique. |