| Résumé : |
Si certains refusent la réalité de l'entité de syndrome post-commotionnel (SPC) pour la confondre dans la dépression masquée, les somatisations ou l'état de stress post-traumatique, nous avons voulu réaffirmer son existence sans en nier les intrications avec d'autres troubles psychiatriques. On note une différence évidente de gravité initiale entre les conséquences somatiques graves d'un traumatisme crânien « sévère » comparées à celles, apparemment bénignes d'un traumatisme crânien « léger ». Pourtant les conséquences à long terme des deux types de chocs sont loin d'être négligeables : le SPC est source de morbidité. Le pronostic des traumatismes crâniens « légers » est bénin sur le plan vital, mais nombre de patients vont développer des plaintes durables qui contrastent avec la négativité de l'examen clinique et des explorations complémentaires. L'origine de ces symptômes questionne leurs étiologies organiques et psychiques potentiellement associées ou intriquées. Le SPC réside aux confins de symptômes somatiques (céphalées, vertiges, fatigue), cognitifs (trouble de mémorisation et de concentration) et affectifs (irritabilité, labilité émotionnelle, dépressivité, anxiété, trouble du sommeil). Pris isolément, les symptômes du SPC sont non spécifiques et rejoignent d'autres cadres nosographiques comme l'épisode dépressif caractérisé et l'état de stress post-traumatique. Le traumatisme peut être entendu comme épreuve de l'onde de choc sur le cerveau et comme évènement psychotraumatique. L'approche psychopathologique apporte un éclairage supplémentaire là où les études de neuro-imagerie peinent à établir des corrélations anatomocliniques précises entre lésions neurotraumatiques, état de stress post-traumatique et SPC. S'éloignant d'une vision uniquement scientifique pour s'inscrire dans la subjectivité, le SPC peut s'établir chez des sujets sans aucun antécédent de traumatisme crânien en venant ainsi témo |